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STEPHAN VEE
né en 1970
vit à Thuin et travaille à Charleroi
EXPOSITIONS PERSONNELLES
2003 Centre d’art contemporain, Rethymnon (Gr)
2002 Centre d’art contemporain, Passage, Troyes (F)
2001 Galerie Jacques Cerami, Loverval
La piscine, université, Dunkerque (F)
Abel Joseph gallery, Bruxelles
2000 Galerie Flux News, Liège
Galerie Dominique Lang, Dudelange (Lux)
1999 Galerie l n’est pas c, Genval
1998 World trade center, Bruxelles
1997 Galerie Pascal Retelet, Saint Paul de Vence (F)
Centre culturel, Mont sur Marchienne
1996 Centre culturel, Quaregnon
Galerie du Crabe, Jodoigne
1995 Maison de la science, Charleroi
1994 Galerie Carlton Temple, Charleroi
Centre des périodiques, La Louvière
1993 Musée de l’industrie, Charleroi
1992 Centre culturel, Mont sur Marchienne
Galerie Ultramarine, Charleroi
1990 Galerie Nova Platea, Anvers
EXPOSITIONS COLLECTIVES (SÉLECTIONS)
2003 Università di Pavia (I)
Forum Stadtpark, Graz (A)
Schuhfabrik Rheinberger, Pirmasens (D)
Tufa-Tuchfabrik, Trier (D)
Musée Ianchelevici, La Louvière
Ancienne Chapelle du Rahm, Luxembourg
2002 Arsenal, Metz (F)
Künstlerhaus, Saarbrücken (D)
Nature(s) Usagexterne, Bruxelles
2001 Site en Ligne, Silly
Rencontres Paris/Berlin, Berlin (D)
Play time, Dunkerque (F)
Rapports entre ça et ça III, Charleroi
Rencontres Paris/Berlin, Paris (F)
Galerie Dialoog, Ostende
2000 Informations days, Argos, Bruxelles
Artival, Ostende
D’une chose à l’autre, Charleroi
Rapports entre ça et ça II, Charleroi
Abel Joseph gallery, Bruxelles
1999 Informations days, Argos, Bruxelles
Charleroi Valenciennes aller retour, Valenciennes (F)
Artival, Ostende
Rapports entre ça et ça I, Charleroi
Un instant avant l’aube, Mons
Musée des beaux-arts, Mons
1998 De l’amour à la peur, Charleroi
Minimal art discount, Luxembourg
1997 Musée des beaux-arts, Mons
Biennale, cavalerizza, Turin (I)
E.C. exhibition center, Londres (GB)
1996 Château de l’ermitage, Wavres
1995 Galerie Pascal Retelet, Charleroi
1994 Centre culturel, Tournai
Espace Eifel, quai Branly, Paris (F)
Solar da praça de santa maria, Obidos (Por)
1993 Centre culturel de l’université, Mons
PLAN DE VOL
En déclinant ses propositions plastiques à travers l’installation et la peinture, Stephan Vee met en confrontation deux concepts explorant l’idée de la mobilité des peuples, et les poésies urbaines.
Pour le premier projet, « un doigt là où il faut », il sollicite la participation des autres et chaque personne rencontrée se voit proposer un moulage de leurs doigts. De cet échange, des centaines de doigts sont présentés dans une gamme chromatique faisant référence à la nature. Il ne s’agit plus ici de reconnaître leur identité, leur provenance géographique, leur sexe ou leur appartenance raciale, ni de les comparer morphologiquement – même si le sens de lecture de l’œuvre le permet.
A présent, l’installation prolifère, à l’image d’une plante, l’œuvre prend racine et s’étend. Les doigts quand à eux, s’imposent en tant que germes d’espérance et diluent les repères pour réunir en un seul espace la rencontre, le geste et le lieu.
Ainsi en est-il de ces centaines de doigts accompagnent les séries de tableaux « vue aérienne » et « parasites ». De même que pour le deuxième concept « poésies urbaines », Stephan Vee ouvre une brèche dans la grisaille de nos cités modernes.
Il s’agit d’une série de cages sur lesquelles reposent des Pigeons en plâtre. Ces cages surélevées sont en fait de simples constructions rectangulaires évidée et suspendues. Elles schématisent, en effet, sans aucune complaisance, les constructions monotones de certaines villes. Ainsi suspendue avec des oiseaux immobiles, l’installation est comme figée dans le temps et dans l’espace. Comme l’indique à sa manière cette installation, un questionnement sur l’urbanisme et sur les espaces et les territoires très délimités dans lesquels nous vivons est au cœur de la pratique de Stephan Vee.
En s’interrogant sur l’adaptation du monde végétale et animal dans les espaces urbains, il souligne les traces d’une activité « souterraine » non contrôlable. Les « parasites » (pigeons, mauvaise herbes…etc.) apparaissent comme des micro résistances à une hygiène politique désireuse d’ordre.
Qu’il utilise la peinture pour rendre hommage à l’élément entre représentation matérielle, simulation et perception visuelle, ou l’installation pour créer des objets sensibles, il cultive la substance pour faire apparaître au-delà de l’enveloppe les mutations intérieures. En retour, l’œuvre livre des sensations, elle devient surface de projection et laisse libre court à nos émotions.
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