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SCALABRE 1 |
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NOUARA SCLALABRE
2 rue Richelieu 64 000 PAU
05 59 14 92 85 / 06 70 15 73 93
inextremist@hotmail.com
PARCOURS ARTISTIQUE
Autodidacte après des études cinématographiques, mon regard s’est formé au contact de photographes comme Raymond Depardon et Edouart Boubat. En stage chez Publi’mod, j’ai suivi l’enseignement de Choï et j’ai assisté aux tirages de Stéphane Couturier, Georges Rousse et Helmut Newton. Ainsi je découvrais la photographie contemporaine.
Des institutions exigeantes et reconnues comme le Centre Culturel Français de Jérusalem ainsi que celui de Bamako m’ont attribué leur confiance en exposant mes travaux en 1998 et 2000.
Certains travaux de commande, comme en août 2001, lorsque Yves Cochet, tout juste nommé Ministre de l’environnement, fit appel à moi pour son portrait officiel, m’ont également formé.
RÉSIDENCE AU LUXEMBOURG/RENCONTRE AVEC ELVIRE BASTENDORFF
Lauréate des pépinières pour jeunes artistes en 2001, j’ai effectué une résidence au Centre National Audiovisuel du Luxembourg plusieurs mois pour professionnaliser ma démarche artistique. La résidence s’est conclue par une importante exposition « corps limites/ Europe 02 » à la galerie Nei Liicht de Dudelange où le CNA acquit des œuvres pour son fonds photographique.
C’est durant cette résidence que j’ai rencontré Elvire. L’expérience fut si enrichissante que nous poursuivons cette aventure artistique. Bien que chacune mène sa démarche et son travail artistique et professionnel de façon individuelle et autonome, nous apprécions d’échanger à propos de notre travail. Exposer ensemble revient à confronter des travaux issus d’univers plastiques très différents. Cette présentation commune de travaux si peu semblables est une proposition d’ouverture, de tolérance et d’enrichissement dans la différence. Nos travaux ont pour point commun d’être l’expression d’expériences vécues. Nous explorons toutes deux l’univers du sensible, de l’intime confronté au social, à l’urbain.
SÉRIE : ROTTEN SUN / SÉRIE : PORTRAITS DE FAMILLES ET D’EXPATRIES
Ma position éthique est à la fois celui du reporter et du chercheur en sciences humaines.
Fortement liée au processus de décalage qu’impliquent les voyages et la perception de la souffrance humaine, mon approche photographique tente de réaliser un document-fiction sur le rapport de l’homme occidental à son environnement.
Le travail que je présente à la galerie Nei Liicht est une série réalisée après un long séjour à Bamako, au Mali, qui tente de reconstituer, au travers d’images intimistes et d’images documentaires, le quotidien de l’exilé, de l’étranger, de l’autre.
ROTTEN SUN est une approche consciente mais dédramatisée de l’Afrique urbaine moderne, chaotique et en mutation constante.
J’ai dans le même temps réalisé une série de portraits intitulés PORTRAITS DE FAMILLES ET D’EXPATRIES qui, en se focalisant sur la communauté blanche de Bamako, donne une image contemporaine de la présence des occidentaux en Afrique de l’Ouest.
Mes photographies expriment la souffrance des existences humaines, vues non pas à travers des images chocs mais plutôt par des plans étudiés, conséquence d’une concentration de la vision, d’une observation têtue de l’ordinaire pour apprivoiser un espace et ses habitants.
Mon travail, documentaire par bien des aspects, se soumet au jeu de la narration.
En effet, les images sont liées entre elles. Matériaux hétérogènes, elles participent à la même dynamique narrative et racontent une histoire identitaire, débridée, insaisissable, discontinue. En effet, elles associent l’expérience personnelle de l’artiste avec l’étude sociologique d’un lieu et de ses habitants. Univers intérieur et univers extérieur deviennent les composantes d’une même histoire.
L’intention de mes séries photographiques est de réaliser un document sur le comportement social de l’homme en milieu urbain et sur le rapport qu’il entretient à son environnement. Je sais cependant qu’à l’origine de ma démarche artistique, il y a le ressenti. Ce qui pousse à réaliser des images documentaires, c’est l’envie de montrer les choses telles qu’elles sont, ou du moins, telles qu’on les a vues ou qu’on a cru les voir. L’image documentaire, que l’on présente communément comme objective, est fortement subjective, ce qui n’empêche pas d’en faire une source possible de connaissance puisqu’elle reste malgré tout liée au réel. L’image documentaire est l’expérience du réel. Mais les images plus personnelles, intimistes ou abstraites que j’introduis dans mes séries sont également l’expérience d’une réalité; elles sont l’écho des émotions et des expériences qui orientent ma vision. Ces images, qui parlent peu du sujet visible et beaucoup de l’état d’esprit de l’artiste, mettent en évidence la subjectivité du créateur. Pour transcrire l’expérience du monde, la photographie offre à l’artiste une multitude de possibles. J’explore ces différents possibles et, en les unissant dans le même ensemble que forme la série, je pose la question du rôle, de la fonction de chacun et de leur interdépendance.
CATALOGUE
Édition d’un catalogue bi-lingue. (anglais/français)
Elvire Bastendorff, Nouara Scalabre, Estelle Pagès (critique d’art et commissaire d’exposition)
Aux éditions « Au Figuré », Paris, 2004
Depuis septembre 2002, nous trois, travaillons à la conception et à la réalisation d’une édition. Celle-ci se situe entre le catalogue et l’essai et se constituera d’un dialogue entre 2 artistes et une critique d’art autour de différentes questions liées à la pratique photographique et la manière dont, chacune abordant notre rapport à l’image. Ce texte sera en étroite relation avec les différentes expositions de 2002 et 2004. Cette publication sera réalisée pour septembre 2004.
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