CLÉMENT NICOLAS



LUXEMBOURG, 2006
né en 1976
étudie la photographie à l’Institut des Beaux-Arts de Saint-Luc, à Liège.

En hiver 2002, il se rend dans la ville de Saint-Pétersbourg d’où il ramène des images qu’il expose à la galerie Usagexterne, à Bruxelles.

2000
Prix RTBF au 13ème Prix Photographie Ouverte (Musée de la Photographie à Charleroi), pour un travail réalisé dans une communauté gitane dans la périphérie de Madrid.
été 2000
Lors d’un voyage au Sénégal, il met en place un atelier photo avec des enfants d’un quartier de la ville de Saint-Louis, l’occasion pour eux de décrire leur espace quotidien.
été 2001
Il réalise une série de portraits et de polaroïds dans deux campings du sud de la Belgique.
membre fondateur du groupe Blow-up
A travers ses photographies, Nicolas Clément ne veut plus se contenter de décrire un sujet mais plutôt établir des connexions entre son vécu et celui des autres, exprimer sa sensibilité et sa part de poésie tout en laissant une grande place au spectateur dans l’interprétation et l’appropriation des images. Dans sa série réalisée aux Etats-Unis (2004), il développe une approche teintée d’une bénéfique influence de la photographie américaine. Avec la « série noire » (2005), il la personnalise et s’en détache : le discours s’efface, son travail se réoriente vers un exercice de style plus poétique, ouvert à de multiples interprétations. Les paysages développent leurs atmosphères, le temps lévite, les liens entre les images tissent une narration subtile entre des choses, des êtres et leur environnement. Le poids de la flânerie et de la méditation insuffle d’étranges histoires aux images. Si il y a quelque chose de la mise en scène dans ses derniers travaux, elle se trouve pourtant bel et bien en dehors des clichés eux-mêmes. En cela le langage de Nicolas Clément adopte une forme elliptique, proche du langage cinématographique.