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LE HUIT ENVOLÉ,2006
polaroids SX70 agrandis
206 x 82 cm |
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Entre architecture, sculpture et photographie,Corinne Mercadier explore des fragments d´histoires incongrues et fantastiques. L’insatiable recherche technique de l’artiste mène aux frontières de l’inexplicable. Suite à un travail de longue haleine comportant de multiples étapes “entropiques”, en fait des successions en cascade de divers procédés de tirage et de reproduction, l’image résultante acquiert une beauté étrange par l’imprécision des contours, l’accentuation des contrastes et des tensions. Une place importante est consacrée au vide, élément tout aussi primordial dans cette poétique silencieuse que la pause dans une oeuvre musicale. C’est grâce au hasard guidé et au fugitif durable que l’artiste élabore une écriture particulièrement distinctive.
Années-lumière est la première exposition personnelle de Corinne Mercadier au Luxembourg et c’est aussi l’occasion de retracer son parcours à travers sept séries de photographies jalonnant plus d’une dizaine d’années de travail. Années-lumière est aussi le titre d’une de ses toutes dernières images.
De cette artiste française qui s’est révélée photographe sur le tard, on connaît mal les débuts, en particulier son travail de dessin et ses nombreux cahiers remplis de croquis et d’écrits « poétiques ». Ce que peu de personnes savent aussi, c’est qu’ils sont toujours aujourd’hui à l’origine de ses créations photographiques. Ce qu’on sait plus rarement encore, c’est son admiration pour les écrits de Georges Didi-Huberman, entre autres sur le drapé et l’abstraction géométrique ou ceux de Daniel Arasse sur l’Annonciation italienne , son amour pour Giotto et pour l’architecture de la Renaissance, son goût pour les formes géométriques et les problématiques de la perspective. Pourtant, cela explique bien des traits de son oeuvre, si particulière qu’elle est presque en décalage avec la tendance contemporaine à une photographie plasticienne propre et lisse.
Ce qu’on essaie au premier abord de percevoir de l’œuvre en question, c’est cette insatiable recherche technique, dont les effets mènent le spectateur aux frontières de l’inexplicable. En effet, difficile de comprendre que ses photographies (parfois noir et blanc, parfois couleur) sont réalisées au Leica, que les tirages qui en sont issus, sont repris ensuite au Polaroid qui prend lieu et place du négatif préalable. Par la suite, cet « original » d’une image altérée, peut éventuellement être numérisé avant d’être de nouveau agrandi, chacune des étapes impliquant inévitablement une perte qualitative, une imprécision des contours, une accentuation des contrastes, une accumulation d’irisations et de tensions de lumières contradictoires. Parfois, cela se complique encore, comme avec la série des Glasstypes (1997-1999), où Corinne Mercadier, retournant à son amour du dessin, peint (comme pour ses toutes premières photos) une minuscule forme blanche sur une plaque de verre qu’elle enferme dans une boite en réadaptant une vieille technique renaissance, la camera obscura. Mais cette boite est suffisamment branlante pour laisser passer un trait de lumière, ce qui permet à la peinture, quand elle est photographiée au polaroid -directement cette fois-, de capter de la couleur et d’apparaître sur un fond étrangement irisé. Ce dernier n’est en fait que la traduction colorée de la lumière, celle-ci pouvant bien entendu être fort différente selon l’instant du jour et le temps qu’il fait. Ceci permet ainsi à l’artiste, dans cette magnifique série de formes plus ou moins géométriques, de nous faire découvrir la couleur de la lumière photographique. Impressionnant, non ?
Mais dans sa recherche ce n’est pas l’essentiel. C’est la beauté étrange de l’image résultante qui compte, ce sont ces formes plus ou moins abstraites sur des fonds indéfinissables qui captent autant la lumière que notre regard pour nous entraîner ailleurs, et non pas cette savante cuisine. Au contraire, c’est grâce à l’accident et à son aspect fugitif que l’artiste élabore cette écriture si particulière.
Autre remarque, à l’approche du travail, c’est la perception de ce « qu’il y a entre les choses », d’ailleurs titre d'une oeuvre de 1990, et « du bout » ou « du fond » de l’image. En effet, l’artiste consacre dans ses compositions une place importante au vide, aux plans entre les objets et à l’espace général, à tel point que ce serait presque, parfois, plus cela qu’elle photographie, que le sujet donné. Cet aspect est très marqué dans la série Paysages (1992-1994) car la ligne d'horizon est le « réel » sujet de ces 50 photographies plutôt que ces paysages presque vides où apparaissent des éléments fantômes, tels des fragments poétiques jalonnant par leur désincarnation l’errance de la pensée artistique.
De même, dans Où commence le ciel ? (1995-1996), les sujets (personnes, objets, éléments d’architecture…) sont sensiblement plus présents mais restent soumis par l’espace photographique : la place donnée au ciel et le cadrage rapproché nous amènent au cœur de la question posée.
Dans Intérieurs (1999-2000), sortes de réponses aux paysages d’extérieurs, cette impression est amplifiée. Dans ces images, encore en couleur mais presque monochromes pour certaines, il n’y a presque rien : un bout de fauteuil ou de lit, des plafonds qui semblent des sols inversés, des coins de portes. Le tout pourrait paraître presque nostalgique, ceci étant d’ailleurs accentué, là encore, par l’altération de l’image et le renforcement des contrastes. On ne sait plus trop où l’on est, si ce n’est dans l’instant photographique et cela n’a pas d’importance car le spectateur peut aisément se laisser envahir par cette poétique silencieuse.
Cette notion de l’instant, de l’unique - non pas celui qui « A été » mais bien celui qui n’est que Là -, s’accentue avec Une fois et pas plus (2000-2002). Dans cette série, le noir et blanc d’origine s’irise de couleur au tirage pour accentuer la tension chorégraphique des sculptures de tissus lancées à l’approche de corps en mouvement. - Ceci nous rappelle fort à propos que Corinne Mercadier a collaboré aux décors du chorégraphe Daniel Larrieu - La spectaculaire saisie photographique de ces instants uniques donne un rendu quasi cinématographique de ces imprévisibles images en plan fixe. De ces corps enveloppés devenant sculptures, résultent des situations fascinantes, qui, par leur impact visuel provoquent une nouvelle fois une situation d’étrangeté pour le regardeur. Magali Jauffret décrit avec brio cet effet dans son article Des rêves éveillés dans l’Humanité du 26 mars 2002, publié pour saluer son exposition à l’occasion du Prix Altadis de l’artiste :
(…) Ainsi vont les images de la série intitulée « Une fois et pas plus », qu’au moyen de ces lâchers éphémères d’étoffes qui s’abattent devant l’objectif, l’artiste donne consistance aux failles, aux fantasmes, aux phobies de tous et de chacun. On est dans l’humain jusqu’au cou, dans un monde fantomatique où les ombres sont décalées, où l’immatériel devient présence charnelle, où l’impalpable se manifeste, où les symboles se forment, entre visible et invisible, entre l’ici et l’au-delà. Il faut le dire : ces photographies nous font passer de l’autre côté du miroir, parviennent à créer l’espace irrationnel du rêve. Elles manifestent moins une idée qu’elles ne sont cette idée elle-même. (…)
A la suite du Prix Altaldis et d’un beau succès d’estime pendant le Mois de la photo de 2002 à Paris, à la galerie Les filles du calvaire, Corinne Mercadier obtient en 2003 une commande de la DAP (Délégation aux Arts Plastiques du Ministère de la Culture), sur une proposition de Michèle Moutashar, conservatrice du Musée Réattu, dans le cadre des Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles. Le sujet en est la ville d’Arles elle-même, ville à la richesse architecturale romaine et médiévale remarquable où la lumière fascine voire aveugle. L’artiste captivée par cette architecture à la géométrie pure, s’y complait pendant des mois, y réalise plus de 600 prises avant de tenter d’en tirer l’exégèse : 10 photographies que Michèle Moutashar qualifie ainsi : « le mystère qui s’y joue ploie à la forme d’un corps les feuilles qui s’envolent ».
Elle travaille principalement sur les toits, près du ciel, elle fabrique de nouvelles sculptures plus géométriques en tissu mais aussi des livres à la feuille d’or (pour capter la lumière) et joue de rubans ressemblant à des phylactères. Ici aussi les sculptures s’envolent, projetant leurs ombres sur des personnages indéfinissables, sortes d’ombres ou d’anges annonciateurs d’un passé ou d’un avenir hors champ.
Iconolâtrie de l’artiste ? Possible. Son Triptyque de Saint Trophime rappelle sans aucun doute une annonciation, mais le sujet n’est plus le même, le ciel est vide, les phylactères noirs ne portent aucun message. L’espace iconique déserté par le divin est investi par l’artiste comme espace de jeu du sacré artistique. De même, Le Polyptyque des Prêcheurs, tout en géométrie de formes et de volumes déployés sur fond céleste nous aspire ou nous inspire, selon le contenu que l’on donne au concept de « l’aura ».
Michèle Moutashar dans son introduction au livre publié pour l’occasion nous propose cette description : (…) Une géométrie déployée en exèdres, trapèzes, polyèdres, nervures, déclivités, mais extrêmement résistante, têtue, compacte (le contraire d’un feuilleté), dévidant voiles, écrans, palmes, baleines, battements : c’est cet espace que visite, hanneton idéal, le vol des livres et des phylactères apparus dans l’image.
Leurs matières comme leurs formes – tulles, feuilles d’or, rubans, miroirs, triptyques, calligraphies célestes – y convoquent sur la pointe des pieds une histoire merveilleuse de la peinture, primitive, innocente, tout juste là en train de s’inventer. C’est ainsi que s’inclinaient les lys dans les tableaux de Simone Martini…
Au-dessus du corps de la voûte, si longuement bercé, ployé, porté, frotté, vêtu, de quoi est fait réellement ce vol, qui fait tenir l’ensemble (le temps, l’espace, forcément), l’agite comme une crème, mais surtout livre la matière même du monde ? A quoi peut-il tenir, depuis le moment où le porte l’orante, sur la première image du polyptyque, et que déjà les feuilles entre ses mains échappent à la forme du livre ? (…)
Enfin, c’est dans Longue distance (2005), série en cours, que l’esprit cinématographique s’impose au grand jour. Cette série encore émergeante et dont l’artiste nous propose ici la primeur en écho à l’exposition de Pantin ; renforce l’aspect « scenarii » de son travail et nous renvoie à toutes ses séries antérieures, à la fois, par la récurrence de certains éléments rejoués comme autant des phrases possibles d’un poème « aphonique ».
Pour la première fois, Corinne Mercadier change de format d’image en passant du carré à un rectangle proche du cinémascope. Les paysages s’y font plus lointains, sortes de cadres pour des mises en scène où les personnages, passent ici du statut de figures à celui d’acteurs provoquant une situation toujours non identifiée mais plus active. Les premières images de cette série, réalisées pour une commande du Mai Photographique de Quimper, rappellent Où commence le ciel ? par les prises de vue en bord de mer. Cette série s’inscrit aussi dans l’après d’Une fois et pas plus et de La Suite d’Arles par l’emploi de sculptures géométriques, mais l’aspect énigmatique des situations est renforcé par la manipulation des ciels et des sols. Les premiers deviennent sombres tandis que les deuxièmes s’éclaircissent, renforçant dramatiquement les contrastes, effet qui n’est pas sans rappeler certaines images des cinéastes de l’avant-garde italienne.
On est toujours dans une écriture et rappelons qu’entre temps Corinne Mercadier n’a jamais cessé d’écrire . Mais c’est peut être plus apparent dans le contenu, d’autant ses oeuvres se composent de plus en plus, comme dans La Suite d’Arles, sous formes de triptyques ou de polyptyques, sortes de trames photographiques d’une histoire inénarrable.
Comme si pour approcher le réel il fallait le mettre à distance, le recréer, le « re-filmer » pour qu’il devienne le lieu d’une apparition. Laurence Charlotte Coupaye dans son texte Peau du monde, voile de lumière parle même « d’une épiphanie au sens joycien qui aurait lieu non dans l’apparition elle-même mais bien grâce à elle. Voire au-delà de celle-ci ».
Une rétrospective, certes mais à suivre…
Christine Ollier
Galerie Les Filles du Calvaire, Paris et Bruxelles
NOTES BIOGRAPHIQUES
Née en 1955. Vit et travaille à Paris.
Elle est représentée par la Galerie Les Filles du Calvaire, Paris, Bruxelles et Alan Klotz Gallery, New York.
Formation
Etudes d´Arts Plastiques et d´Histoire de l´art à l´Université de Provence, Aix en Provence.
SÉRIE UNE FOIS ET PAS PLUS (2000-2002)
25 Polaroids SX70 agrandis
Autour du corps et de ses enveloppes, peau, vêtement. Autour de la suspension, de l´apparition dans l´espace aérien et dans l´instant photographique.
Lancé éphémère des objects devant l´objectif. Une fois et pas plus : Titre qui se répétant à haute voix que l´horloge est impitoyable, que l´attraction terrestre aussi, rêve leur relâchement.
Des objets (je réalise ces sculptures) rencontrent des personnages, ou pas. Destin, futur. Ce qui arrive. Le réel est hasard, vitesse, mouvement.
La couleur, si importante dans les autres séries, est voilée pour ne pas troubler l´apparition distante du rêve : proche du noir et blanc, elle laisse se fondre l´objet volant dans le décor.
SÉRIE LA SUITE D´ARLES (2003)
10 Polaroids SX70 agrandis
Le sujet de cette commande était la ville d´Arles. J´y ai trouvé un observatoire particulièrement bien placé pour voir :
Un ciel envers de l´architecture, moulage immatériel de la ville minérale. Voir la lumière contrainte à la géométrie. Voir le vent en contact avec la pierre, voir la mémoire des pierres agitées par l´apesanter.
J´y ai fait voler des sculptures de papier et de tissus. Rubans comme des phylactères déployés dans les airs, noirs, blancs, sous-titrages ordonnés par les hasards du vent, textes mêlés aux photogrammes d´un film rêvé là. Annonciations obscures, images de la pensée en mouvement… Ou bien livres d´or, lancés dans ces espaces sacrés pour certains d´entre eux, comme une mémoire prise dans la forme.
Les dix photogrphies de la Suite d´Arles sont très liées à la série précédente, Une fois et pas plus.
SÉRIE LONGUE DISTANCE (2005)
Polaroids SX70 agrandis, tirages sur papier baryté d´après fichier numérique
Regarder le monde familier de loin comme étranger. A longue distance du monde le plus proche.
Filtrés par la mémoire, le temps ou l´effort de projection, lieux et personnages sont figés dans la lumière lourde d´un présent éternel. Ici ? Copie d´ici dans un ailleurs pressenti ? Temps archaïque ou futur ?
L´univers de ces images se rapporte au théâtre : la lumière travaillée, dramatique, traite les scènes extérieures comme des intérieurs. Ces photographies jouent avec un monde vitrine du rêve, une Terre espaceexpérimental où se projettent des fictions vraisemblables.
Mais la série Longue Disatance est aussi liée à l´espace/temps cinématographique : j´ai le sentiment permanent par la photographie d´extraire quelques fragments d´un film qui s´échappe sans cesse. Les images deviennent suite de photogrammes plus ou moins discontinue. De ce fait, la plupart se présentent en triptyque ou en diptyque. C´est aussi ce qui a déterminé le format rectangulaire.
Après une fois et pas plus, et la Suite d´Arles, de nouvelles sculptures apparaissent dans Longue Distance. Elles n´ont plus rien à voir ni avec le vêtement ni avec le livre. Qu´elles apparaissent comme dessins rigoureusement géométriques ou feuilles d´or chiffonnées par un lancer, elles condensent la possibilité de la photographie, et la capturent de l´intérieur.
LE HUIT ENVOLÉ (2006)
Le huit envolé répond à une proposition d'exposition faite par l'association L'Empreinte, et la ville de Montmorillon, située entre Poitiers, Limoges et Châteauroux, au patrimoine roman et médiéval exceptionnel. Plutôt qu'une exposition classique, j'ai préféré travailler à partir du lieu-même, l'Octogone de Montmorillon, monument passionnant et magnifique. Six mois ont été dédiés à ce projet, et j'ai réalisé une unique pièce, retable posé sur l'autel pendant l'exposition d'été, du 1er juillet au 31 août 2006.
L’Octogone
Ce monument funéraire du XIIème siècle, accolé à l’Hotel-Dieu, a perdu sa fonction première mais pas son lien avec l’imaginaire de la mort. Sans me référer au symbolisme religieux du 8, lié au baptême et à la résurrection, j'ai laissé libre cours aux sensations que l’espace, les formes, la lumière et les matériaux génèrent. Le plan octogonal mais aussi les hautes marches -extrados de la voûte de la crypte- constituant le sol de la chapelle, la matière de la pierre, m'ont menée vers un travail de recherche centré sur le lieu.
Le retable
La forme du retable, polyptyque posé, découle du lieu : l’autel s’impose dans l’Octogone comme espace de présentation privilégié, ultime scène dans ce lieu où les photos ont été réalisées. Les murs ne sont pas ici destinés à recevoir des images. J'ai par ailleurs souvent conçu mes pièces photographiques sous forme de triptyque ou de diptyque, par exemple dans La suite d’Arles, Une fois et pas plus ou Longue Distance. Le huit envolé est un véritable retable articulé, dont on fait le tour pour voir le dos, et tout en citant cette forme picturale utilisée du 13ème au 16ème siècle, il s’inscrit dans les retrouvailles de l’art contemporain avec un mode de présentation offrant de multiples lectures.
Le huit envolé
Face: trois photographies. Dos: écriture au crayon blanc sur fond noir.
Le retable s’articule autour de trois éléments : le huit, l’infini, et la figure humaine. L’association des deux premiers termes intéresse les hommes depuis l’Antiquité. Le troisième terme, c’est lui-même, cet homme qui se pose des questions dont à mes yeux seul l’art console.
Le titre de l’exposition, Le huit envolé, évoque le huit couché, mort gisant. Devenu signe de l’infini, il s’évade des murs comme l’infini fait s’évader le huit de la suite des nombres. Le signe de l’infini, serpent qui se mord la queue, le renouveau, la vie qui reprend. Cet élan que donne le personnage en plein envol dans le panneau droit.
Les signes huit blanc et infini noir sont des sculptures réalisées pour les prises de vue, deux grands rubans de carbone et tissus. Là aussi, j'ai continué le travail entrepris dans mes récentes séries, qui mêlent décors, personnages réels et objets fabriqués.
L’idée de travailler sur le corps en mouvement m'a menée naturellement à collaborer avec une danseuse : avec Anne Laurent s’est déroulé un travail sur les sensations et les gestes liés à l’idée d’échapper, de lutter et de s’envoler.
Lorsqu'on fait le tour du retable , on découvre un texte déployé sur les trois panneaux du dos. Autour d'une phrase centrale (S'évader de la suite des nombres) se croisent d'autres mots, multipliant les assemblages et interprétations.
EXPOSITIONS PERSONNELLES
2006 Corinne Mercadier, Alan Klotz Gallery, New York, du 21 septembre au 18 novembre
Années-Lumière, Galerie du Château d´Eau, Toulouse
Où commence le ciel ?, Festival Photos de mer, Vannes
Le huit envolé, Ocotgone de Montmorillon du 1er juillet au 31 août
2005 Années-Lumière, Galerie Les Filles du Calvaire, Bruxelles
Festival Photos et Légendes, Le merveilleux, Pantin
Longue Distance, commande, Mai Photographie, Quimper
La suite d´Arles, XL, la collection photographique du Musée Réattu, salles romanes du Cloître de Saint-Trophime, Arles
2004 La Suite d´Arles, Une fois et pas plus, Artothèque d´Angers
2003 La Suite d´Arles, commande de la DAP, Ministère de la Culture, sur une proposition du Musée Réattu, Arles
Rencontres Internationales de la photographie Festival Huesca Imagen, Huesca, Espagne
2002 Une fois et pas plus, Mois de la Photo à Paris, Galerie Les Filles du Calvaire
Une fois et pas plus, Le Triangle, Rennes
Une fois et pas plus, parcours d´expositions Mouvement(s), Lille
Sur les lignes, La Galerie du théâtre, La Passerelle, Gap
Paysages, Institut Français, Primavera fotografica, Barcelone, Espagne
Où commence le ciel ? et Intérieurs, Galerie Bernini, Primavera fotografica, Barcelone, Espagne
2001 Où commence le ciel ? Festival de la Photographie de Bienne, Suisse
Glasstypes, Encontros da Imagem, Braga, Portugal
2000 Glasstypes, Fondation Metronom, Primavera fotografica, Barcelone, Espagne
Portraits du temps, Espace 1789, Saint-Quen
Portraits du temps, Espace Saint-Cyprien, Toulouse
Glasstypes, Le Triangle, Rennes
1999 Glasstypes, Galeries Les Filles du Calvaire, Paris
1998 Rétrospective, Espace Arts Plastiques, Villefranche-sur Saône
1996 Festival Tarazona Foto, Espagne
Où commence le ciel ? et Paysages, l´Imagerie, Lannion
1995 Paysages, Festival Le Choréographique, Chapelle des Lazaristes, Tours
1994 Paysages II, Galerie Isabelle Bongard, Paris
1993 Découvertes, Grand Palais, stand Isabelle Bongard
1992 Paysages, Le Mois de la Photo à Paris, Galerie Isabelle Bongard, Paris
Ce qu´il y a entre les choses, Galerie Isabelle Bongard, Paris
EXPOSITIONS COLLECTIVES
2006 The Photography Show, Galerie Alan Klotz, New York
Foto Povera III, du sténopé au téléphone mobile, Centre Photographique d´Ile de France, Pontaut-Combault
Histoire de chaussures, Handicap International, Paris.Photo, Artcurial, octobre
2005 Foire de Rotterdam, Les Filles du Calvaire
9ème quinzaine photographique, Nantes
2004 Fotofest, Houston, USA
Ombres claires, Musée de l´Hôtel-Dieu, Mantes-la-Jolie, à l´occasion des 20 ans de FRAC
2003 FIAC, Paris-Photo, (Les Filles du Calvaire)
Transfigurations, Aperçus de la photographie française contemporaine, Institut Français
Galerie Stepanska, Prague, République Tchèque
Opéraions de la revue Art Absolument, œuvres de dix artistes sur écrans plasma dans 13 galeries commerciales de France
La photographie européenne, Musée Wilfredo Lam, la Havane, Cuba
2002 Prix Altadis Arts Plastiques 2001 : Galerie Durand-Dessert, Paris et Galerie Juana de Aizpuru, Madrid. Série Une fois et pas plus
FIAC, Paris-Photo, Foire d´Art contemporain de Chicago (Les Filles du Calvaire)
Campus Europe Art, exposition itinérante jusqu´en 2004 dans les universités européennes
Le paysage comme Babel, dans le cadre de Cosa mentale, paysage(s)
Paris-Photo, Les Filles du Calvaires
Stockholm Art Fair, Les Filles du Calvaire, Suède
2000 Paris-Photo, Les Filles du Calvaire
ARCO, Les Filles du Calvaire, Madrid, Espagne
Maastrich Art Fair, Les Filles du Calvaire, Pays-Bas
Acquisitions 99, Artothèque, Nantes
FIAC, Galerie Les Filles du Calvaire
1999 Paris-Photo, Galerie Les Filles du Calvaire
Art Brussels, Galerie Les Filles du Calvaire
ARCO, Les Filles du Calvaire
La lumière même, Centre de Photographie de Lectoure
3x3=9, Les Filles du Calvaire
1998 Paris-Photo, Les Filles du Calvaire
Art Brussels, Les Filles du Calvaire
1996 Où commence le ciel ? avec Alain Fleischer et Bernard Plossu, Galerie Isabelle Bongard, Paris
SAGA, Galerie Isabelle Bongard
1994 Arcos de Lapa, Rio de Janeiro, Brésil
Traits révélateurs, Centre d´Art de Rueil Malmaison
1993 Paysages, vue sur mer, ALPHEE, Aubagne
Matière à Photographie, Saint-Malo
1992 Photinka, Collection Polaroid International, Cologne, Allemagne
Nuits, Galerie Isabelle Bongard, Paris
LIVRES D'ARTISTES
2006 Catalogue de l´exposition à la galerie du Château d´eau, Toulouse
Regards croisés, Le Parc Naturel Régional de la Narbonnaise, travail collectif sur le Parc
Histoire(s) de chaussures, Handicap International, 100 photographes participants
2003 La Suite d´Arles, éditions Filigranes, en collaboration avec le Musée Réattu
Encres, Saison, éditions Filigranes
2002 Une fois et pas plus, Actes Sud/Altadis
1999 Dreaming Journal, livre d´artiste, éditions Filigranes
1996 Où commence le ciel ?, livre d´artiste, éditions Filigranes
1991 La photographie de tous les jours, Isabelle Bongard Editeur
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