 |
DIFFÉRENCES PARTAGÉES, 2007 |
|
|
 |
|
vit et travaille à St.Etienne (France)
pour savoir plus : www.jbsauvage.com
Février 2007 : Vienne, Autriche
Expos collective ( co-présenté par la galerie 9 bis)
Avril 2006 : Foundament Foundation, Tillburg, Netherlands.
Résidence/exposition.
Octobre 2006 : Galerie " L’assaut de la menuiserie ". Saint-Étienne.
Août / Sept 2006 : Galerie SIGN, Groningen, Pays Bas.
Exposition / Résidence d’un mois et demi.
Avril 2006 : Centre Méditerranéen de l’Image, Malves en Minervois.
Exposition collective.
(Cécile Bart, Felice Varini, Michel Verjux, Christophe Cuzin, Michael Viala, Marion Robin, Julien Mijengos, Jean-Baptiste Sauvage)
Mars 2006 : Galerie Ozone, Belgrade, Serbie.
Février 2006 : Annaba, Algerie, CCFA.
Décembre 2005 : Workshop avec des étudiants des Beaux-Arts d’Annaba
Projet financé par le Centre Culturel Français d’Annaba, Algérie.
Juin 2005 : Les Transurbaines, festival art contemporain, Saint Etienne.
"Collectif 6"
Avril 2005 : Okupart, Festival art contemporain, Huesca, Espagne.
"Collectif 6"
Février 2005 : Monterey, Mexique.( résidence d’un mois)
Exposition à la galerie "object not found".
Mars 2005 : Alliance Française de Monterey, Mexique.
Exposition à l’Alliance.
Mars 2004 : "Mise à jour"
Exposition à la Galerie de La Friche La Belle de Mai, Marseille.
Mars 2004 : Centre culturel français
Exposition collective, Kigali, Rwanda
Mars 2004 : Galerie "9 BIS", Saint-Étienne
Dans le cadre de l’expos du Musée d’Art Moderne "Après la fin de l’art"
Février 2004 : Instants Mémoire
Ecole des Beaux-Arts d’Alger, Algerie.
(Vidéo projection et conférence.)
Septembre à
Novembre 2004 : Triangle France
La Friche Belle De Mai, Marseille
Résidence de quatre mois.
Juin 2003 : Art dans la ville, Saint-Étienne.
" Collectif 6 " Exposition collective.
Novembre 2002 : Biennale Internationale de Design, St Etienne.
Novembre 2001 Bourse d’Etude Régionale de neuf mois, Barcelone, Espagne.
à Juin 2002 :
Juin 2001 : Biennale internationale d'art contemporain de Lyon/Les Subsistances
(Commissaire / Jean-Marc Chapoulie.)
Octobre 2001 : Quartiers d'octobre, les Subsistances (Lyon)
Résidence / Exposition.
Juin 2000 : Casino Luxembourg
Centre d'art contemporain
Résidence/exposition de 12 artistes européens.
Le paradoxe de la logique
L’artiste Jean-Baptiste Sauvage sème le trouble et nous incite à « chercher l’erreur » dans un monde moderne dans lequel notre acuité visuelle est par ailleurs excessivement sollicitée.
Jean-Baptiste est à l’aise tant lorsqu’il s’exprime au travers de la photographie, de l’installation que de la performance et pratique ponctuellement la vidéo. A l’instar de grands nombre d’artistes plasticiens, il ne privilégie a priori aucun médium.
Son champ d’application n’est autre que son espace environnant, qu’il soit urbain (rue de Barcelone pour le projet de « cabanes pour sans-abris »,Espagne, 2002), industriel (usine désaffectée de Norwich pour l’installation « oiseaux suspendus », Angleterre, 2002) ou architectural (premier étage d’un ancien atelier de menuiserie pour une intervention dans le cadre de la biennale de Saint-Etienne,2002).
L’artiste procède, par une infime mise en scène du réel, à un glissement qui nous incite à y regarder à deux fois. Il nous invite à la méfiance par le truchement d’indices. Le décalage est à première vue imperceptible, mais la clé de l’énigme se trouve systématiquement à l’intérieur de l’œuvre.
Jean- Baptiste Sauvage questionne notre rapport à l’espace, à la société et aux autres, en provoquant le doute face à une réalité souvent masquée par l’image que l’on s’en fait. Il interroge notre perception sans user de leurre ni de trompe l’œil, encore moins de trucage ou de retouche. L’insolite et l’étrange, inhérents à son travail, captent notre attention parfois avec humour ou cynisme comme dans « marelle » (Saint Etienne 2001) ou avec le « projet de chaise électrique à énergie solaire » (2002).
Il relève les incohérences de notre système n’hésitant pas à aller à l’encontre du bon sens et de l’opinion communément admise. Faisant fi de l’ordre établi et du sens commun, ne se confortant à aucunes règle ou norme établie, Jean-Baptiste Sauvage continue d’avancer en plein paradoxe de la logique.
S’il souligne les cruautés et les aberrations quotidiennes et insuffe une part d’humanité dans les endroits les plus désertés voire abandonnés, il ne se positionne ni en dénonciateur, ni en artiste engagé encore moin en donneur de leçon. Tel le précepte duchampien, il laisse au regardeur le soin de faire l’œuvre.
La pertinence de son travail est de nous dévoiler le vision d’un envers du décor possible, comme si lui même était passé de l’autre côté du miroir et nous donnait à voir un homme qui marche à l’endroit et un chien à l’envers, (vidéo, »sans titre » (2001), un centre de gravité inversé (installation, Les Subsistances, Lyon (2001), du linge aux fenêtres d’habitations abandonnées (Installation, « maisons condamnées », (2000)…
Carole Novara
|
|